05 mai 2007
Objets inanimés avez une âme....
Promis juré ce n'est pas un montage ni une adaptation de ma part, mais bien la réalité d'un objet pris en photo au détour d'un chemin.
Est-ce lui, cet objet sans âme qui dans un soubresaut de fierté lance ainsi à la vie son dernier cri de colère de se savoir inutile et abandonné, ou alors la main sacrilège qui l'ayant abandonné là sur ce chemin de terre, lui a donné cette position incongrue dans ce geste, certes grossier mais si commun et porteur de tant d'évocation face aux aléas de la vie.
Nous ne saurons sans doute jamais et le photographe amateur d'instants isolites ne peut que rendre hommage par l'image aux objets sans âme qui pourtant nous forcent à rêver, ou tout au moins ici à nous interroger, voir à penser.
Souhaitons juste que ce geste ne devienne de dépit une réponse forcenée et libertaire à ce que demain nous réserve.
Bon week et bon choix.
01 décembre 2006
Journée mondiale de lutte contre le SIDA
Ce fut encore une fois des instants magiques qui furent vécus en cette journée du 1er décembre par les jeunes lycéens de Coulommiers invités par la Mission Locale de Coulommiers et ses partenaires à une manifestation de sensibilisation autour du SIDA et de la transmission du VIH dans le cadre de la Journée Mondiale de Lutte contre le SIDA.
Cet évènement rassemblait pour la journée différents partenaires autour d'une sensibilisation et d'un débat sur le thème du SIDA. Outre des stands d'informations et de distribution de préservatifs, des personnes du monde médical étaient présents pour dialoguer avec les lycéens dans une atmosphère détendue. Le contenu artistique de la journée était constitué par un spectacle chorégraphique réalisé par les jeunes du pôle de mobilisation 16-25 ans de Coulommiers. Encadrés par l'association ATAGRIF, ces jeunes ont présenté une adaptation de "Roméo et Juliette" sur le thème du SIDA. Ce travail de plusieurs mois s'est vu couronné de succès part les lycéens présent.
Alors rendons hommage avec quelques photos, à ces jeunes qui dans des conditions très limites ont su donner sans être des professionnels, ni même des amateurs confirmés, le meilleur d'eux même, pour transmettre un message d'intérêt général. (C'est bizarre cela me rappel quelque chose, mais je ne sais pas quoi...)
Afin de ne pas alourdir la lecture du blog et des messages, je mets les photos en album, voir ci-contre.
C'est une histoire simple et banale de jeunes qui se rencontrent et s'aiment, l'un est séropositif (roméo) et dès lors les familles n'auront de saisse de les séparer. Mais l'amour les réunira leur faisant prendre les risques les plus fous pour rester unis jusque dans la mort, par le sacrifice de juliette qui se donne à Roméo sans protection. Le remord et l'incompréhension arriveront, certes, mais trop tard pour ces familles biens pensantes.
Ainsi, autour de thèmes forts pour la jeunesse, telque l'intolérance envers toutes les différences, le mensonge, la relation à l'adulte, mais aussi l'amour, l'espérance et l'envie de croire dans un avenir meilleur, les jeunes du pôles accompagnés par leurs animatrices techniques ont su exprimer leur vision du sujet que représente le SIDA pour leur génération.
"Tenir ses promesses", c'est ce que quelque part la jeunesse, et peut être plus fortement ceux qui, parmi elle, sont en difficultés sociales ou d'emplois demande à nous, adultes, et aux politiques qui nous gouvernent, même au niveau local. Alors, pour des mois de travail, pour un thème de lutte mondiale face à une épidémie qui nous menace tous et qui menace nos enfants, des efforts auraient été les biens venus. Alors pourquoi l'année dernière le théâtre de Coulommiers écrin magique entre tous et cette année un simple gymnase ? Ni avait il vraiment pas d'autres solutions ? Pourquoi le projet d'une nocturne tout public a-t-elle été abandonné ? ...
Nos politiques pensent ils sérieusement qu'il n'y a que les jeunes et les populations dites à risques qui soient concernés????? Ce n'est pourtant pas ce qu'affirment le corps médical et les statistiques !
A bon entendeur salut !
Ce spectacle peut se déplacer et être présenté devant un public scolaire de 3e et des classes de lycée, renseignez-vous.
23 novembre 2006
Paris trottoir
Un jour comme un autre sur la capital française.
Il paraît que la France est un pays d'égalité !!!
sans commentaires.
04 novembre 2006
Question
Et si un jour demain n'existait pas, n'existait plus, quelle serait votre dernière pensée, votre dernier souvenir ou votre dernière action ?
26 août 2006
Les murs ont la parole.
Il arrive que les murs et leurs constituants, j'entends par là les pierres et le mortier, le bois et la terre, prennent sous le hasard du temps, parfois l'action de la main de l'homme des formes figuratives que notre regard passager capte comme autant de clin d'oeil de la vie et du temps.
Malestroit, dans le Morbihan, est une cité bretonne de caractère, possèdant un quartier médiéval à l'architecture très bien conservée. (photos en préparation)
Au détour des ruelles, si vos pas curieux vous conduisent là où d'autres ne vont pas, alors dans le pignon d'une maison pourrez vous voir cette image, qui se détache dans les maçonneries.
Attention ce visage n'est lisible que dans un certain angle. Dans un autre sens, il ne s'agit que d'une vulgaire pierre au milieu d'une maçonnerie !
J'aime le regard que l'on peut ainsi porter sur les objets et lieux immobiles de notre quotidien, qui parfois portent en eux les signes d'un regard venu d'un autre monde.
Bonne journée à tous.
25 août 2006
Rencontre saline mais pas salée.
Voici un billet reportage réalisé le 20 juillet 2006 dernier. Une parution tardive, mais il fallait réunir toutes les conditions pour favoriser une bonne piblication.
Une rencontre saline pas salée.
Il est une phrase que j’ai lu, il y a longtemps dans un ouvrage pour la jeunesse, qui m’est restée comme un repère important favorisant au fil des ans mon attachement à l’instant et aux rencontres que provoquent le temps et ce que d’autres appelleront le hasard. Cette phrase dit : « Nous méritons toutes nos rencontres, il nous appartient juste d’en découvrir le sens… ». Certainement que cette phrase existe ailleurs avec quelques modifications, mais si le fond est le même le plus important est fait.
Aussi en cette période estivale, je souhaite vous livrer la petite histoire d’une de ces rencontres, que l’on fait au détour des chemins que le temps nous offre à parcourir et qui méritent que l‘on prenne le temps et la peine d‘en parler.
Il est vrai que la période « dite » des vacances est plus propice à ces rencontres, comme si la vie prenait soudainement une autre configuration et que nous nous trouvions subitement capables de nous ouvrir aux forces de l’inconnu, de prendre ce temps, si cher et si rare, qui constitue « pourtant » notre vie. Que nous soyons alors, dans ce temps, prêt à accepter les risques des transformations que l’inconnu ne manque pas de provoquer. (Les vacances, un autre espace temps, une 4ème dimension temporelle, la réalité du temps de l‘homme ????)
Il serait bon de nous interroger, individuellement, sur notre état d’authenticité dans ces temps majoritaires sur le reste de l’année qui constituent le quotidien de notre vie, ces temps « dits » de travail… Y sommes nous vraiment nous-même ? (Voilà un sujet qu’il serait intéressant de traiter. Un jour, peut-être !)
Ainsi, en ce jeudi 20 juillet, mes pas me portent vers un
inconnu, attiré par un panneau routier sur la D780 indiquant l’Île de Tascon sur le Golfe du Morbihan au niveau de Saint-Armel, en presqu’île de Rhuys . La route sinueuse me conduit de virage en virage jusqu’à l’eau, où elle s’arrête brusquement, on la devine cependant qui continue sous l‘eau, là, comme un pont sous-marin, conduisant jusqu’à l’ île.
Une digue part sur la droite séparant les eaux du Golfe des anciens marais salants aujourd’hui réserve ornithologique. Chaque mètre parcouru sur cette digue laisse dans l’esprit comme le souvenir d’un combat titanesque contre les forces de l’océan contenu dans cette mer intérieure qu’est le Golfe du Morbihan.
Et là au milieu des marais en friche naturelle, là comme
un retour dans un passé lointain disparu pour raisons économiques, pour cause de progrès, d’état d’esprit, d‘abandon des hommes, de travail trop dur ?, trop ingrat ? Par effet de mode peut être ? ...
Là donc, au milieu du bleu de l’eau et du vert des plantes de marais, des petites taches blanches, là, des petits tas tout blanc bien alignés comme un retour dans le temps, dans un passé lointain et pourtant si proche, un marais salant en activité,
comme pour nous rappeler que cette mer intérieure que constitue le Golfe, à depuis les temps les plus anciens comporté une activité humaine attachée, entre autre, à la production de cet « or blanc » que constituait le sel.
Le temps de faire le tour du marais par les
digues pour trouver le chemin d’accès aux bassins et là, commence la rencontre avec un homme que je n’aurais pas l’occasion de rencontrer physiquement et pourtant, il est présent à chaque pas que je fais sur son chemin, sur ses digues, sur les bords de son marais : le paludier. A chaque pas il me parle, me raconte la nature, sa nature, cadre de son travail, la vie merveilleuse qui s’y cache, le nom des plantes
anciennement connues pour leurs facultés, aujourd’hui bien abandonnées. Il vente les mérites de ce mystère de l’eau du vent et du soleil, de l’ingéniosité des hommes d’un autre temps quant à la conception d’un marais salant.
Sous la forme d’ardoises écrites en blanc, placées à intervalles irréguliers, mais stratégiques, il attire notre attention sur le parcours nous faisant nous arrêter sur des détails de la vie que nos yeux n‘auraient pas vu.
Puis, il nous prend à partie, devinant nos questions, il nous donne les réponses, oui, il gagne correctement sa vie, oui le travail est dur mais en contact avec la nature et c’est pour cela qu’il l’aime.
Et l’hiver, il fait quoi le paludier ? Et bien, il entretien tout le réseau de son marais, structure complexe de bassins et de diguettes, il dévase, il cure, il rebâti, de quoi s’occuper tout l’hiver.
Son marais en état, commencera alors le long parcours de l’eau jusqu’aux œillets, bassins finaux où se cristallisera le sel. Plusieurs mois d’un parcours surveillé, où l’on
ouvre de petites vannes, où l’on en ferme d’autres, et pendant ce temps la densité de sel au litre d’eau augmente jusqu’à atteindre les 300grs par litre, alors le miracle de la cristallisation s’opère et sur la surface de l’eau, la fleur de sel naît,
du soleil et du vent, durant les mois de juillet et août!
Au paludier de la cueillir avec délicatesse et tendresse comme l’on cueille les roses de son jardin.
La production de sel par œillet (bassin final) est variable de 25 à 40 kilos par jour. La récolte ne dure que 2 à 3 mois seulement, juillet et août, parfois septembre. Elle est ralentie, voir nulle si il pleut. Un marais salant comprend en
moyenne 20 œillets (pour un seul paludier) soit une récolte quotidienne d’environ 300 Kg et une production annuelle variant de 30 à 50 tonnes.
Au fil des pas s'exprime la fierté de l’homme dans son travail, l’honneur qu’il met à respecter et à comprendre la nature. Alors fier de sa vie, notre paludier se prend à philosopher, non avec pédanterie et orgueil, mais avec amour de la vie et justesse. Vous savez de cette philosophie
simple et fraîche des gens proches de la nature, de ceux que les mondains des villes et les incultes urbains dénigrent en l’appelant paysanne, « vous savez les cuts… ! »…
Ainsi, au fil des ardoises, comme autant de cailloux du petit Poucet, nous arrivons au terme de notre visite, il est temps de prendre congé de notre hôte, non sans, avant, partager sel et marquer par ce geste l’universalité de cette richesse qui unit les hommes à travers le temps et l'espace.
Merci Monsieur le paludier de Saint-Armel pour cette remarquable promenade et pour ce temps offert en dehors du temps. Que la récolte soit bonne et le ciel clément pour votre ouvrage.
Amis amoureux de la nature, n'hésitez pas si vous passez par Saint-Armel, faites le détour, et qui sait au détour du chemin peut être rencontrerez vous notre ami paludier.
Des Colibris ?????
Ce billet pour remercier Didier, qui m'a adressé le lien suivant concernant mon billet sur les Colibris au jardin.
Son commentaire "colibri, or not colibri?" pose bien je pense le problème de cet insecte de la famille des Sphinx.
Mes photos présentent donc des morot sphinx ou sphinx colibri tel que l'explique très bien la notice de wikipédia dont je vous mets le lien que m'a envoyé Didier. http://fr.wikipedia.org/wiki/Moro_sphinx
En guise de conclusion... Nous avons donc des "Colibri à moitié" pour ces charmants insectes qui peuplent ce remarquable jardin. Il n'en reste que la progression de la population est une réalité et que cet insecte migrateur s'est bien acclimaté dans nos régions plus nordique que ses zones de migrations d'origines, et que le jardin médiéval de la Commanderie des Templiers de Coulommiers est l'un des lieux de France où l'on peut, avec patience, l'observer en toute tranquilité.
Merci encore à Didier pour ces informations
A bientôt
20 août 2006
Promesse.
Ce soir, permettez-moi de vous offrir une promesse... celle, qu'une nature généreuse prépare avec amour pendant six mois.
Riche symbole que le fruit (la pomme pourrait faire l'objet d'un roman...), au Moyen Age les cimetières étaient souvent des vergers, pour enseigner aux hommes les lois de la vie, image de la boucle que constitue l'éternelle régénération de l'espèce humaine.
L'Homme est éternel, oui ! Qui à dit, qu'un homme l'était ? Personne !
De la fleur au fruit, du fruit à la cueillette ou au pourrissement, que d'étapes, que de dangers, que d'efforts, pour être là au moment voulu... Tous non pas cette chance, certains tomberont avant l'âge, d'autre seront atrophiés et inmangeables, d'autres encore pourrirront sur l'arbre risquant de tout rendre malade... enfin certains atteindrons la maturité. Quand à l'arbre, il est suivant les années un peu comme notre société :
pauvre en fruits, ils sont alors petits au coeur dur, ou à l'inverse rares mais de taille et de qualité,
trop riche en fruits, ils sont alors trop nombreux, pauvres en sucre et risque de faire mourrir l'arbre,
juste comme il faut, ni trop, ni pas assez, bien gorgés de soleil et de sucre, prometteurs de temps glorieux
Cette année, la nature n'a pas été assez généreuse,
il n'y a pas eu assez d'eau,
alors il seront petits, très nombreux et il y a des chances pauvre en sucre. C'est ainsi !
Mais, n'hésitez quand même pas à les savourer...
16 août 2006
Des Colibris au jardin... (d'Eden ??)
Au risque de décevoir certains qui pensent que ce blog a pour seul fonction de me permettre de les attaquer de façon détournée, voici un billet bien différent et pourtant… Le regard que l’on peut porter sur notre société et ses disfonctionnements passe parfois par le regard que l’on porte sur le monde et la nature qui nous entoure. Élargir notre champ de vision et la portée de notre analyse en se disant que tout acte entraîne des réactions.
Alors, Livre des Sages et/ou des philosophes (y compris de leurs apprentis) la nature nous enseigne ce que parfois nous avons du mal à comprendre, que la règle est immuable parce que édictée une fois pour toute, pour le bien de tous et l'équilibre général. Cependant, elle n’est pas une loi, tout en constitue un élément incontournable qui se doit d’être respecté par tous.
Ainsi, « ce qui est semé doit être récolté! »! Mais, généreuse, la nature attire cependant, pour ceux qui savent voir, notre attention sur les dangers qui nous guettent lorsque nous outrepassons les droits que nous avons sur la vie.
Quand à moi, je veux, comme d’autres, croire que « le vole d’un papillon dans le Pacifique peux déclancher un ouragan les Caraïbes ». Alors ...
Des Colibris au jardin... (d’Eden ?? )
Nous le pensons lié aux pays tropicaux, nous l’imaginons dans une cage au sein des oiselleries attendant l’acheteur, nous le voyons plein de couleurs… Mais en réalité, il nous serait bien difficile de répondre à la question « qu’est-ce qu’un colibri ? A quoi cela ressemble-t-il ? Où peut on le trouver ? »
J’aime à parcourir les jardins de nos régions de France, vous savez ces havres de paix où l’ont peut laisser le temps et la modernité à la porte. Ce sont souvent des lieux magiques, riches de sensations et d’atmosphères, que serait parfois bien en mal de comprendre l’homo urbanus ou l’individu un peu trop fier de lui, comme j’en connais beaucoup. Vous savez de ces gens qui s’extasient avec emphase pour un rien pour un tout, qui croient tout savoir mais ne connaissent rien et surtout ne ressentent rien, leur cœur étant mort…
Car il faut du cœur pour comprendre le sens de la vie et le droit à l‘existence …
Le Colibri est le plus petit oiseau du monde. Si l’on ne fait pas attention, son battement d’ailes est tellement rapide qu’on le confond avec un gros insecte lorsqu’il vole pour butiner, avec sa trompe qui ressemble étrangement à celle d’un papillon, le nectar des fleurs. Sa physionomie ne favorise pas la perception de l’oiseau, je suis même sur que beaucoup d’entre nous l’on déjà vu, mais… Et pourtant, lorsque l’on peut l’observer ou l’immortaliser photographiquement, on est bien étonné de ce que l’on découvre. Petit, étrange presque, proche du nounours et pourtant plein de plumes et oui des plumes, pas de bec mais une trompe et des ailes comme un oiseau. Le Colibri est-il recenser et protégé ? De quelle variété s’agit-il en France ?
Avis aux spécialistes si vous avez des informations plus conséquentes, je suis preneur… 
Toujours est-il que nous avons notre Colibri en France, j’ai eu dernièrement l’occasion d’en voir plusieurs en Bretagne du sud, dont l’un butinant des géraniums.
Mais là ou je suis le plus fier, c’est pour ceux que j’ai pu observer dans le jardin médiéval de la Commanderie des Templiers de Coulommiers en Seine et Marne, dans ce jardin jouxtant ce lieu magique que j’aime et auquel j’ai consacré 17 ans de ma vie. Alors fier, oui et pour plusieurs raisons :
d’abord parce que sans Sophie Leblanc et moi-même ce jardin d’inspiration médiévale créé en 1993, n’existerait pas,
ensuite parce qu’il a été conçu de main de maître par un paysagiste amoureux de la nature, désireux de lui donner du temps et la plus large audience au sein des jardins, ainsi avons-nous parié avec Joël Chatain sur le temps pour que naisse et mûrisse ce jardin,
encore parce que ce jardin, aujourd’hui arrivé à maturité, à son âge adulte si l’on peut dire, est entretenu depuis plusieurs années par des amoureux de la nature et des plantes, Philippe Moriet qui officie après Joël, puis Fabrice Guillochon qui préside, depuis 1998, à l’entretien de ce sanctuaire où la nature s’épanouie et où la faune se développe… Pour tout les moments de bonheur partagés, pour tout ce que j’ai pu apprendre avec eux, qu’ils en soient ici remerciés.
Mais venons à notre sujet, nous savions depuis 2002 que nous avions un couple de Colibri dans le jardin médiéval, ceci suite à une expertise de la société Nationale d‘Ornithologie (expertise qui n‘a servie à rien, d‘ailleurs…). 
Ce jardin clôt de murs constitue un espace privilégié, protéger des vicissitudes du monde extérieur, un lieu où règne paix et sérénité, un lieu tel que nous le voulions (malgré les remarques des visiteurs et l’incompréhension d’autrui) c’est-à-dire un lieu où l’herbe sauvage, rebelle, dite « mauvaise » à sa place et y est même invitée, là où elle veut… pour prospérer. Un jardin sans insecticide, sans pesticide, sans herbicide… un jardin comme un lieu unique de part son histoire. Un jardin qui revendique le droit de citer pour l’incompris, le rejeté, le marginal, le fragile… mais qui est aussi un lieu de travail, d’étude (sur soi et le monde, sur l’histoire et notre temps) un lieu d’enseignement dans le sens noble du terme, un lieu d’éducation, un lieu de vie pour que demain soit autre, pour que chacun progresse comme il le souhaite et le peux !!!
Alors, voilà, c’est en photographiant des fleurs de cardons que je les ai aperçu, cinq individus butinant ces énormes masses violette, malheureusement je n’ai pu en prendre que deux sur la même photo, mais croyez moi ils sont bien cinq. Je vous en livre quelques vues avec plaisir et je suis heureux de savoir qu’au sein de ce jardin pour un temps encore… que j’espère très long, des Colibris vivent et prospèrent.
Hier un couple, aujourd’hui cinq spécimens dans ce lieu magique inspiré des jardins de cloître et de la symbolique et mystique médiévale, comme un nouveau jardin d’Eden…
alors, qui ferait du mal à des Colibris…?
26 juillet 2006
Un regard un peu instant...cialiste !!
Chose promise chose due, voici l'un de mes premiers billets réalisé ces derniers jours, les autre suivent.
Par ailleurs, bonne nouvelle pour vous tous, je reparts équipé et je pourrais donc maintenir la vie de ce blog durant tout le mois d'août.
Un bonheur simple comme la vie
Concert au bar du village ce soir 21 juillet, au programme, rock des années 50, 60 et 70, de quoi faire bouger le ban et l’arrière ban des papis et mamies en veine de souvenirs.
Et à 21h, ils sont là au rendez-vous, les papis aux cheveux long. Vous savez cette génération qui a connue l’armée et le service et qui porte consciemment ou pas, les cheveux long comme un clin d’oeil soixante huitard, ou comme s’ils voulaient dire à ces jeunes en mal de destiné « allez bougez vous, on attend!!! », ou simplement parce que aujourd’hui ils peuvent se le permettre ???? À chacun sa réponse, il y en à des centaines, voir des milliers. Mais prenez le temps de regarder…et… ? Mais n'oublions pas les mamies splendides dans leur esprit de jeunesse
Enfin, la fête bât son plein et à qui de danser, d’écouter, de taper dans ses mains, de se souvenir les yeux dans le néant, tournés vers le passé ou l’avenir.
Alors, sous le regard interrogatif, dubitatif que sais-je encore de cette jeunesse au crâne rasé qui observe les bêtes étranges que voici.
Alors, un homme se détache, la cinquantaine, crâne un peu dégarni mais queue de cheval florissante et se plante droit devant le chanteur pour le photographier avec son téléphone portable. Geste commun aujourd’hui dans notre monde de modernité, geste pour garder un souvenir, geste qui annihile le temps et ouvre sur l’éternité, geste enfin d’un bonheur simple, d‘un temps hors du temps, celui d’un homme qui retrouvant un instant sa jeunesse peut être un souvenir cher à son cœur, l’immortalise par ce geste, par une photo et qui repart avec du soleil dans les yeux, presque en se cachant comme un enfant joyeux qui vient de trouver le plus grand trésor du monde. Puis, il retourne s‘asseoir, heureux.
Alors, pour le spectateur qui fait attention, pour le témoin discret de cette simple scène, pour l’Homme encore humain qui voit sans juger, ne peut que naître un sourire de partage, de compréhension, simplement parce que c’est parfois cela le bonheur de la vie et que dans ces cas là, elle est éternelle.
















