jean-fred

poésie, musique, photos, chansons, pensées, expression, taille de pierre, sculptures, philosophie, etc... Un blog pour parler de ce qui me passionne, mais aussi de ce que je découvre à droite à gauche, de la richesse de la vie, de l'action et de la créatio

03 novembre 2006

A méditer

Si je ne suis pas moi, qui le sera ?

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02 novembre 2006

scions, scions, scions du bois...

Pourquoi l'homme prends-t-il un malin plaisir à couper la branche sur laquelle il est assis ?

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30 octobre 2006

Homo sapiens sapiens, suite .... faire

Pour faire l'univers, il a suffit d'un big bang, et pourtant...
Pour faire de l'eau, il suffit d'un atome d'hydrogène et de deux atome d'oxygène, et pourtant...
Pour faire un enfant, il suffit d'un homme et d'une femme, et pourtant...
Pour une vie, il suffit d'un homme pour la créer, et pourtant...

Mais pour faire faire, il ne suffit pas de dire...
Mais pour aider l'autre a être lui même, il ne suffit pas de dire...
Mais pour trouver les idées qui font les grandes oeuvres, il ne suffit pas de dire...
Mais pour que se construise le monde auquel nos enfants ont droits il ne suffit pas de dire...

A tous ceux qui croient savoir, qui pensent mieux que tout le monde, et peut être simplement parce qu'ils croient penser mieux, se croient permis de juger, de décider, de détruire, de dénier, de dénigrer, de ne pas respecter l'autre dans sa vie, dans sa chair, dans son sang, dans son âme...
Pour tous ceux là, hommes de notre temps, de nos jours présents, de notre monde en fuite, de notre terre en sursis, pour toutes ces oeuvres détruitent, pour tous ce sang versé, pour tous ces espoirs brisés, pour toutes ces vies matyrisées.

Tu n'as pas besoin que l'on te montre, tu es né avec de l'or dans les mains et tu en fait de la boue !

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28 octobre 2006

De l'Homo Sapiens Sapiens

Durant sa longue évolution, l'Homme est passé par une multitude d'étapes, jusqu'à prétendre atteindre la noble condition auto-proclamée d'Homo Sapiens Sapiens.

Si l'homme peut prétendre savoir ce qu'il fait et savoir qu'il sait. On est en droit, aujourd'hui, de se demander ce qu'il sait justement... et surtout d'être étonné de constater, que bien que sachant, il est bien incapable de prévoir les répercutions de ses actes sur les temps futurs, ce qui n'est pas la preuve d'un grand savoir.

Dans les mythologies anciennes, il est souvent fait références à un âge d'or où hommes et "dieux" vivaient en bonne entente (légendes celtiques, nordiques et issues du monde chamanique... entre autre, je ne parle pas des religions traditionnelles).
La perte des valeurs d'équilibres entre ces deux mondes a entraîné la chute de l'homme et l'éloignement des "dieux", le dialogue est rompu, la communication aussi, les forces du monde et de la nature sont devenues incompréhensibles pour l'homme, tant hier qu'aujourd'hui. Il n'a plus d'intermédiaire, les "dieux et les déesses" sont devenus sourds.

Alors, aujourd'hui que sait vraiment l'homme ?????

Posté par jeanfred à 20:47 - pensées et philosophie - Commentaires [2] - Permalien [#]

18 septembre 2006

Dans les mots clés

Il est intéressant de jeter de temps en temps un oeil aux mots clés qui conduisent les internautes sur les modestes pages de nos blog. Merci par cette occasion à canalblog pour mettre à disposition cet outils dans les statistiques de fréquentation.

Aussi je voudrais relever quelques éléments qui ont ainsi été mis en avant et que je trouve sympa, voir porteur d'idée de billet...   Ils attestent de l'intérêt grandissant que peut prendre internet dans l'accès à la culture, à la connaissance et au savoir, favorisant ainsi le développement personnel de chacun.

Alors pourquoi pas !  des idées... restez branchés.

"Comment combattre la pensée unique "
"Philosophie de la taille"
"Qu'est ce qu'être adulte?"
"Photos des plus belles larmes d'un homme"
"Comment expliquer la mort à un enfant?"

Posté par jeanfred à 21:30 - pensées et philosophie - Commentaires [7] - Permalien [#]

13 septembre 2006

"Peut-on vivre sans héritage culturel ? " suite

La définition du petit Robert concernant le mot culture est la suivante :
sens figuratif :
1/ (V 1550) Développement de certaines facultés de l'esprit par des exercices intellectuels appropriés. Par extension. Ensemble des connaissances acquises qui permettent de développer le sens critique, le goût, le jugement.
2/ Ensemble des aspects intellectuels d'une civilisation.

En ce qui concerne le mot héritage, nous avons la définition suivante :
...3/ Ce qui est transmis comme par succession. Héritage de croyances, de coutumes d'une civilisation.

Ces deux définitions sont intéressantes pour poursuivre le développement entâmé hier, et démontrer l'importance d'une bonne compréhension et d'une bonne utilisation de l'héritage culturel.

La notion de culture revêt donc deux facettes, l'une attachée à l'individu qui trouve dans le développement de sa culture personnelle, les outils pour appréhender le monde, des repères spatio-temporels, mais également de quoi développer son esprit, son intellect, son jugement.
D'autre part, une référence collective en lien avec une civilisation, donc un regroupememt d'homme qui s'est constitué sur des bases communes, ethniques, raciales, de croyance au départ et autour duquel s'est progressivement développé une façon commune de pensée, au travers, des histoires, des légendes et traditions, des valeurs, mais également des habitutes, des goûts alimentaires, vestimentaires, ainsi que dans l'expression des arts et des objets du quotidiens. Cette extention peut être liée à un développement naturel, mais également à des conquètes, des invasions etc...
De même, il est important de prendre conscience, que pour un même peuple, une même civilisation, il peut y avoir plusieures périodes culturelles avec des divergences parfois fortes, qui influencent l'époque et lui donne sa couleur historique. Notre France, pour ne prendre qu'elle comme exemple, dispose sur son territoire de témoins significatifs des différentes périodes et nous savons que celles-ci ont fortement influencées les mentalités et la culture de ces temps.

A partir de là, rentre en jeu la notion d'héritage, dont l'une des définitions, celle qui concerne notre sujet est plus que significative "...transmis comme par succession." et concerne l'ensemble des croyances et coutumes d'une civilisation, mais également le patrimoine collectif issus de l'expression de ces croyances, monuments, oeuvres d'arts, objets usuels... Un ensemble d'une richesse extraordinaire, qui influence notre quotidien et laisse des traces jusque dans la vie de nos institutions. Nous sommes imprégné, imergé en permanence dans cet héritage, mais nous avons perdu le sens de sa compréhension, nous en avons perdu la clé, la connaissance.

L'un des plus grand reproche que je fais à notre société moderne, c'est de vouloir systhématiquement diviser les choses, les classifier pour mieux les déshumaniser, les déraciner. En procédant de la sorte, l'héritage culturel apparaît comme quelque chose de désuet, de secondaire, que seuls quelques fous  s'attachent à transmettre ou à sauvegarder. Hors, c'est un élément indispensable pour l'équilibre général de la société, pour l'élévation de l'homme, pour la pratique de la paix.
Ainsi dans notre quotidien, nous sommes confronté à des pertes de valeurs, mais aussi à des agressions permanentes mettant en danger notre besoin fondamental de culture. Dès le plus jeune âge, un enfant est certes remarqué pour sa culture générale, pour son savoir, mais sera cependant mit sur la touche si ses notes strictement scolaire ne correspondent pas à la norme attendu, à savoir un mode de pensée unique et formaté.

Hors voilà justement l'endroit où intervient, en bon pédagogue qu'il est, l'héritage culturel. Il est le terreau, le substra dans lequel va pouvoir puiser l'individu en quête d'indépendance, d'autonomie, de créativité, d'épanouissement. Son sens critique et sa capacité naturelle à associer les éléments trouveront, ici les outils pour se construire, pour se revaloriser aux yeux des autres, pour s'épanouir suivant sa personnalité dans le monde qui nous entoure, dans notre société fragmentaire.
"Nous sommes des nains montés sur des épaules de géants" disait un penseur du Moyen Âge.

Alors un peu de spiritualité pour poursuivre ce billet, "L'action sans pensée n'est que la mort de l'âme.". L'homme est dit éternel et il l'est n'en déplaise à certains. Le sens qu'il donne à ses actions conditionne le présent et le futur, mais il ne peux rien sans le passé qui prédispose l'instant présent et son développement. Les racines de notre collectif s'enfoncent dans des millénaires de vies, de civilisations, de croyances, de peurs et d'angoisses auxquelles il a fallut répondre pour aller de l'avant, pour poursuivre le chemin. La dissociation intellectuelle des composantes de notre histoire que ce soit sur le plan scientifique, technique, économique, culturelle, artistique, social, etc. ne peut qu'aboutir à une dématérialisation progressive de l'identité même de l'homme, de ce qui la rendu "sapiens".
Sans racines nous ne sommes rien, nous ne venons de nul part et nous n'allons que vers le néant.

les dirigeants de nos sociétés ont conscience de celà, qu'ils soient progressites, réactionnaires et conservateurs ou révisionnistes ... !
La position ambigue qu'ils donnent à l'héritage culturel, au patrimoine dans son ensemble est l'aveu de leur incapacité à savoir gérer l'espace temps du monde de l'homme, mais surtout la marque d'une très grosse erreur de compréhension et d'interprétation. En effet, la matérialisation de la notion d'héritage culturel est une erreur, ce n'est pas dans l'architecture, l'objet ou l'oeuvre que s'exprime la finalité palpable de la culture, mais dans la vie quotidienne, le droit à l'existence que l'on donne à cet héritage, de la façon dont ont l'utilise comme support d'explication pour transmettre les us et coutumes, les traditions, les légendes populaires, l'histoire... Dans ces instants magiques qui existent au sein des lieu de vie que sont les "maisons de mémoires", tous ces haut lieux de l'héritage, lorsque se met en oeuvre cette transmission orale qui se réalise "d'initiés", de médiateurs, de possesseurs du savoir" vers ceux qui, pélerins sur la route de leur identité cherche leurs racines pour comprendre leur destiné.

Il est triste de voir aujourd'hui comment, sous complexe de bonne conscience, l'on tue l'héritage culturel en le fossilisant, en le transformant en patrimoine mort, en coquille vide, en objet de consommation pour la modernité.

Pour finir, je trouve très significatif le nom que s'est donnée une émission de télévision consacrée au patrimoine et justement à cet héritage culturel qu'il porte en lui, "Des racines et des ailes". Et oui, voilà ce que devrait être pour chacun de nous l'héritage culturel de notre monde, des racines, celles dans lesquelles nous puisons notre histoire, la sève de notre futur, et des ailes car en prenant appuis correctement sur elles, il nous pousse des ailes qui nous conduisent vers un avenir où s'exprime le droit d'entreprendre, le droit à la différence, une autre conception de l'homme et de la société.

Le rêve n'est pas forcément qu'un rêve, n'en déplaise à "Brazil"

Au cas ou !
PS. désolé le correcteur orthographique de canalblog ne marche pas en ce moment....!

Posté par jeanfred à 23:11 - pensées et philosophie - Commentaires [6] - Permalien [#]

12 septembre 2006

Réponse à "Peut-on vivre sans héritage culturel ?"

A l'approche des Journées Européennes du Patrimoine, je trouve intéressant de répondre à la question posée par Marie de Mazan, dans son commentaire sur mon billet du 31 août dernier "Envie de Vomir...".
Sa question était : "Peut-on vivre sans héritage culturel ?"

Personnellement, je répondrai non, il n'est pas possible de vivre sans culture et encore moins sans héritage culturel. Je m'appuis pour affirmer celà sur mon expérience du monde de la culture et du patrimoine, mais aussi sur mon expérience d'encadrement d'enfants, de jeunes et d'adultes, depuis de nombreuses années.

Si l'on reprend l'histoire de l'humanité, il est toujours stupéfiant de regarder les traces liées à la culture, que les homme ont laissé dans le temps, elles expriment une envie simple de beau, mais aussi, un langage dont nous avons perdu le sens, la clé.
Notre société contemporaine, plutôt que moderne,  cherche trop souvent à classifier les traces, les faits, les évènements de l'histoire et du quotidien. Ainsi, la définition même du mot culture ne lasse pas de ravir et l'on se prend, alors, à devoir distinguer, patrimoines, traditions, loisirs, croyances, mais aussi les concepts d'expression de l'art, d'hier et d'aujourd'hui. D'un autre côté, théâtre, musique, sculpture, peinture etc... font communément partis de La Culture, tel que l'ont exprimé des hommes comme Malraux, Jack Lang et d'autres, intégrant, l'expression de la modernité , de l'histoire et du monde dans la notion culturelle, dans l'identité culturelle d'un collectif et de ses composantes, les sous groupes. Actes généreux et fondateur, mettant, ainsi, à la portée du plus grand nombre l'accès à la culture, aux cultures.

Cependant, pour afiner la réflexion sur la donnée culturelle, nous devons prendre en compte des éléments propres aux rassemblement humains, aux couplements groupals, à ce qui se passe lorsque l'on rassemble des hommes et des femmes, à ce qui les unis mais aussi les sépare. Ainsi, sommes nous surpris de voir l'homme s'attacher pour exister, ou disparaître anonyme au milieu de la masse, à une recherche constante d'identité non plus individuelle, mais groupale, microcosmique, parfois et suivant l'âge, marginale.
L'homme est un univers de paradoxes, soucieux de son indépendance et de son individualité, la masse lui fait peur parce qu'elle anihile sa personnalité. Mais à l'encontre la solitude, qui représente l'alternative, lui fait encore plus peur. D'un autre côté, le cercle familial, dit protecteur et intime, est souvent le lieu où s'exprime pleinement les notions d'héritages culturels, avec parfois des visages de culture imposée, de maniérisme culturel voir cultuel. Ainsi, nous pouvons affirmer que tout être humain dispose de plusieurs cultures, qu'il a parfaitement intégré et entre lesquels il navigue suivant les heures, les jours ou les semaines. Mais, pour naviguer sereinement au milieu de tout celà, chaque individu a du assimiler un ensemble de codes, de signes, de règles, qui sont autant de repères dans sa navigation culturelle et façonnent jusqu'à sa façon de penser, de parler, de s'habiller, de marcher, d'être tout simplement.

Comment a-t-il put apprendre celà ? Par des actes de transmissions groupales ou individuelles, des étapes parfois proche de l'initiation..., beaucoup de silence et d'observation, par la transmission d'un héritage culturel.

Pour comprendre celà revenons à cette notion d'héritage culturel. Dans votre commentaire, chère Marie, vous soulevez le problème des villes modernes, de ces champignons urbains qui ont grandis trop vite et pensez-vous en ce coupant de leurs racines culturelles. Nous ne pouvons complétement affirmer celà, car chaque groupe humain, dans ces villes, dispose de son propre héritage culturel, basé sur ses croyances, son ethnie, mais aussi le lieu où il vit, la cité, qui à, au fur à mesure du temps, développé son propre fonctionnement culturel.
Dans son livre, "Car la culture donne forme à l'esprit !" Jerôme Bruner explicite ce point en prenant pour exemple , justement les grandes villes de banlieues. S'agit-il vraiment d'un milieu sans culture ? Non et il l'explique et l'argumente. Avons nous vraiment à faire à des principes d'aculturation ? Certains l'affirment. D'autres le réfutent affirmant au contraire l'exitence d'une culture forte, nouvelle certe, mais bien présente. A nous de nous interroger sur les fossés qui séparent parfois les hommes, absence de dialogue, d'écoute, précarité, salubrité, promiscuité, autorité, autoritarisme, que sais je encore !...
Le quotidien, de son côté, démontre comment par l'action des médias, par la circulation des hommes et de l'information, comment par l'effet de mode, des phénomènes culturels marginaux s'imposent et prennent le nom de culture.
A regarder de plus prêt l'on se rend vite compte que chacun de ces mouvements prend appuit sur un ancètre qui s'appui lui même sur des précurceurs, etc... Tout est une histoire de transformation de ce fameux héritage culturel justement. Transformation, appropriation, mixage, métissage, universalisation, rarement création pure, souvent juste expression d'un temps, d'un instant sociétal, d'un malaise.
D'un autre côté, c'est la modernité, l'orgueil d'une élite économique de notre société contemporaine qui réfute la notion d'héritage culturel afin de mieux faire fonctionner le tiroir caisse de la grande supercherie, de la grande idée, une société née de rien, un nouveau départ, un nouveau monde. A y regarder de plus prêt encore une fois, ces notions fondamentalement millénaristes se sont déjà produites au cours de l'histoire et depuis que l"homme compte le temps.

Alors, à la question "peut-on vivre sans héritage culturel ?" Je réponds non, et j'affirme que tout est histoire d'héritage culturel, que celui-ci est partout dans chaque instant de notre quotidien. Mais qu'il s'est transformé, adapté au monde moderne, au milieu de l'entreprise, au monde économique. Qu'il s'est dilué dans la masse tellement il existe aujourd'hui d'héritages culturels desquels on peut se prétendre...
Seulement voilà, il en va de la culture comme des gens. Qui se souvient de l'arrière grand mère Ortense, aujourd'hui ???  Plus grand monde !  A quoi celà tient il ? Au temps ? à la marche de la vie ? Aux hommes ? A l'inéfable fainéantise dont nous faisons tous preuve, quand il faut faire travailler notre mémoire ? Quand il faut affirmer et soutenir le devoir de mémoire ? C'est tellement facile de laisser aux autres le soin de se souvenir.

Et pourtant, je sais que depuis 30 ans que je suis dans le monde de la culture et du patrimoine, ils sont là ceux qui veulent se souvenir, ceux qui veulent comprendre, ceux qui recherchent leurs racines, nos racines. Ils sont là avec la soif au ventre visitant monuments et musées, fréquentant concerts, expositions, théâtres... mais aussi, cirques et manifestations culturelles diverses.
Ils sont là, devant une pierre à tailler, simple môme des cité ou licencié en ... chômeur et perdu après des années d'études. Oui, ils sont là devant un toit à refaire, un mur à monter, une pierre à tailler, jeunes et moins jeunes, parfois retraité. Ils sont là pour comprendre, pour se comprendre comme un  défi à eux mêmes, "Si les autres du temps d'avant, ils l'ont fait, pourquoi pas moi ? Suis pas plus bête !"

Et  voilà un peu partout sur cette terre, il y a des hommes et des femmes qui ont choisi, pour aider les autres à savoir, à comprendre, à être. Qui ont choisi d'être des médiateurs entre cet héritage et les temps modernes, et l'homme moderne. Il y en a plus que l'on ne le croit, ils ressemblent un peu à des dinosaures, les yeux pleins de passion, de fougue pour leur oeuvre, leur mission, bien solitaires face au travail, et au temps. ils font oeuvre d'utilité public en offrant leur savoir et la conservation de ce savoir au enfants de demain, en se battant pour qu'une culture historique persiste, pour que nos racines soient encore lisibles.

Il reste maintenant aux politiques à comprendre que ce n'est pas en se donnant bonne conscience avec des aménagements culturels coûteux et inabordables, des actions d'animations partisanes et de bas niveaux, une falsification de l'histoire et le vidage des lieux historiques qui vivent, et que ce n'est pas non plus en cherchant à tuer les associations, qu'ils favoriseront l'éducation culturelle du peuple, qu'ils pacifiront les cités et construiront un avenir meilleur pour tous.

Pour conclure, je dirais qu'il est important de se souvenir de l'arrière grand mère Ortense, et que c'est dans les familles humaines, les régions et pays, où l'on a le plus intègré l'héritage culturel que se manifeste un dynamisme des plus marquant et une joie de vivre des plus pertinente.

Posté par jeanfred à 22:49 - pensées et philosophie - Commentaires [5] - Permalien [#]

11 septembre 2006

Que le temps...

Que le temps passe vite, en ces journées aux saveurs estivales, qui guident les pas de l'homme vers des plaisirs de farniente.
On oublie parfois que septembre est encore en été, l'équinoxe qui ouvre l'automne n'étant que le 21 septembre.
Il n'est pas donné à tout le monde de comprendre les subtilités du calendrier et de la symbolique céleste. Quand l'été perdure au milieu des orages, les feuilles vertes restent cependant témoignage de la vie qui bât dans les veines du monde. Il n'y a pas encore de déclin, mais bien souvent un sursaut, un sursit, avec ce que l'on nomme l'été Indien. (Homme as-tu vraiment perdu tes sens ???)

Quand à nous, si nous savons puiser dans notre celtitude, la sève de nos racines et de notre culture - la vraie celle qui bât dans nos veines, dans nos gênes - nous savons que même dans ce que nous appelons l'automne se cache une fête magique, durant laquelle deux univers se touchent le temps que s'entrouvrent leurs portes : Sarmain, la seule, la vraie, celle où le monde des vivants côtoie le monde des morts, des ombres et des dieux, des habitants des tertres et des landes, Sarmain et non Halloween !!!

Ainsi, faut il savoir choisir la date si l'on veut vraiment détruire et briser à tout jamais. Autrement l'on ne fait que casser, que tuer, que meurtrir, et dans tous les cas, et à toujours, la vie reprendra le dessus. Parce que la vie est forte. Parce que l'Homme est fort. Parce le temps n'était pas bien choisi et que la vie a vaincue le temps et les noirceurs de la mort. Une fleur a éclos sur la terre fraîche des tombeaux, les douceurs de l'été indien ont séchées les larmes, alors la vie a repris ses droits et sa marche.

Heureusement que tout le monde ne comprend pas ce que Dieu nous a lègué, même s'ils prétendent agir au nom d'un Dieu... (?)

En hommage et souvenir d'un 11 septembre.

Posté par jeanfred à 22:26 - pensées et philosophie - Commentaires [2] - Permalien [#]

06 septembre 2006

Du droit à l'erreur

Je suis toujours étonné de voir comment l'homme, lorsqu'il perd,  peut dans un sursaut stupide d'orgueil, de fierté stérile, refuser de reconnaître, de voir ses fautes, de comprendre, d'accepter l'échec qui se prépare. Peut refuser, subitement, le respect des lois, la parole donnée, les valeurs affirmées, la vérité énoncée par d'autre... parfois par lui même un temps. Peut tout simplement s'enfoncer encore plus dans une fuite de lui même, peut s'enfoncer dans l'erreur.

Le droit à l'erreur doit être offert à tous, petits et grands, à condition de le saisir, de le revendiquer, d'en réclamer l'octroi. Il est vrai que notre société refuse de plus en plus ce droit, que je considère pourtant comme indissociable des droits fondamentaux de l'homme, du monde, de l'univers.
Il n'implique pas forcément le pardon, juste la reconnaissance du droit d'entreprendre et par déduction du risque possible de se tromper. Qu'elle belle figure aurait notre société si elle intégrait cette notion dans ses fondements. Certainement que la jeunesse y gagnerait en compréhension et l'adulte en tolérance, en respect, parce que le plus important est de faire, d'oeuvrer, de construire, de marcher de l'avant.
Mais, parce que nous voulons trop aujourd'hui dans notre orgueil d'homo sapiens, dans cette fierté issue des siècles matérialistes, cartésiens, capitalistes, déshumanisés, déshumanisant, avoir raison, toujours et encore, nous construisons notre propre tore.
Et oui, avoir raison celà ne s'improvise pas et malheureusement, celà n'est pas donné à tout le monde. Beaucoup de choses sont à prendre en considération, celà demande beaucoup de lucidité sur soi-même et sur ses actes, d'honnêteté et de rigueur dans son quotidien et sa pensée, d'écoute des autres même dans le désaccord. Celà demande aussi de l'humilité.
S'accorder le risque, le droit de l'erreur celà n'a jamais sous entendu le fait d'être battu d'avance, celà ne renit en rien les convictions personnelles d'un temps, celà aide juste à grandir et pour celà il n'y a pas d'âge.

Mais lorsqu'au lieu de se poser, de s'arrêter pour mieux réfléchir et agir, l'individu continu ses actions dans le chemin de la perte, de l'entêtement. Qu'il n'écoute pas les signes. Qu'il continu de se renier jusqu'au plus profond de ses propres valeurs. Qu'il s'enfonce plus profondément dans l'échec. Alors, celui-ci n'en sera que plus cuisant, plus humiliant, moins excusable, moins pardonnable.
Car le mal est, alors, là, semé au quotidien, dans la division au lieu de l'union, dans la destruction au lieu de la construction.

C'est dommage de considérer la vie sous cet angle strictement dicté, au fond, par un orgueil personnel un peu trop fort, trop démesuré.

Posté par jeanfred à 00:32 - pensées et philosophie - Commentaires [3] - Permalien [#]

05 septembre 2006

Du temps du combat.

Il n'y a pas de plus grand honneur que de savoir reconnaître ses fautes et dans un geste d'humilité de faire amende honorable, comme jadis les chevaliers de ce lieu, qui un genou en terre demandaient le pardon de leurs fautes et la protection de leurs âmes, dans la foi de leurs convictions pour avoir versé le sang afin que brille la lumière de leur croyance.
Ce n'était pas pour eux (non nobis...) qu'ils combattaient, mais pour que vive l'espérance d'un monde meilleur, et ainsi travaillait leur Ordre. Alors, ils acceptaient d'être des apprentis permanents, de ne plus s'appartenir, d'être entre les mains d'un autre, confiant dans son amour, sa noblesse et son honneur, offrant leur vie à sa protection. (comment protéger si l'on n'aime pas l'homme dans son entier?) Ainsi, fût leurs oeuvres et la noblesse de leurs actes tant qu'ils suivirent leur chef de guerre, qu'il se nomme Hugues, Jacques ou Arthur. Les chevaliers doivent ressentir l'amour de leur chef, de l'homme qu'ils ont choisi pour les conduire au combat. Ils doivent pouvoir lui confier leur vie

Sous ses voûtes ancestrales résonnent encore les appels aux armes qui peuvent se réveiller demain pour que soit affirmé, dans le respect des hommes, des valeurs éternelles. Il n'est pas facile de les comprendre, ni d'en saisir l'esprit et la lettre. L'enseignement en est-il perdu pour autant ? Je ne le pense pas !
Il appartient à chacun de comprendre son chemin et de subir l'initiation qui doit être la sienne, même si elle passe par les larmes et la honte d'un temps. La colère et l'entêtement ne conduisent à rien, il faut juste comprendre sa destiné et oser, autant de fois qu'il le faut, oeuvrer le métal rougit de son âme pour en parfaire la lame.

Alors, sur l'autel des hommes, sous le soleil couchant, sera armé chevalier celui pour qui le combat deviendra la vie, afin que résonnent à la face du monde ces mots : FORCE et HONNEUR.

Élisez votre chef de guerre, le temps du combat approche

Posté par jeanfred à 19:32 - pensées et philosophie - Commentaires [6] - Permalien [#]
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